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Extrait de livres / "Karma et réincarnation" en vente sur ce site

 

Notre santé, conséquence karmique ?

 

QUESTION : « Peut-il y avoir des maladies d’origine non karmique » ?

REPONSE : « Cette question peut sembler superflue a priori pour celui ou celle qui sait bien en quoi consiste le karma. Le karma est, comme je l’ai déjà souligné au début de ce livre, la loi de causalité appliquée à la vie de l’homme. Cette loi de causalité étant immuable et systématique, la loi karmique l’est aussi obligatoirement, et tout fait, quel qu’il soit, est la conséquence d’autres faits. Toute maladie est donc karmique.

L’homme, malgré les progrès de son intelligence, a tendance encore à avoir une vision étriquée des choses. Il se contente de rechercher les causes immédiates des situations qu’il vit.

En allant plus loin, en analysant les événements et les êtres dans leur ensemble, nous nous apercevons pourtant qu’il existe des causes plus profondes, des causes antérieures aux causes apparentes. Par exemple, lorsque la maladie se manifeste dans notre corps, nous nous contentons de constater que les signes, les souffrances, les symptômes apparaissent car tel ou tel organe fonctionne mal. En fait, même si l’organe en question se trouve diminué et perturbé dans ses fonctions, les vraies raisons de la déficience organique sont encore plus profondes. Généralement d’autres organes sont impliqués. Ils ont eu, eux-mêmes, une action négative sur l’organe actuellement malade, et si l’on cherche encore plus loin, on s’apercevra que, derrière les différentes causes matérielles, se trouvent des causes psychiques, des causes mentales, des causes spirituelles, des causes vibratoires. C’est l’état vibratoire de l’âme qui est atteint, c’est son fonctionnement qui est la cause des déficiences sur le plan matériel. »

 

QUESTION : « Peut-on savoir si une maladie, un handicap, une difformité, sont dus à des causes situées dans des vies antérieures ? »

REPONSE : « Les problèmes de santé proviennent souvent de l’existence actuelle que nous menons. Cela semble évident quand nous sommes conscients de notre vie et que nous observons nos comportements et nos pensées.

Lorsque quelqu’un boit beaucoup de vin ou d’alcool et qu’il est atteint d’une cirrhose, on pourra toujours donner, comme cause première, des comportements remontant à cinq ou dix vies antérieures. Mais il y a d’évidence une cause bien précise : lorsque la personne a commencé à boire, elle avait le choix de le faire ou non.

Malgré ses problèmes, elle pouvait décider du chemin à prendre : entamer une psychothérapie, chercher conseil et appui auprès de ses amis, pratiquer un sport ou un autre dérivatif, ou encore se laisser aller à la boisson. L’homme a toujours le choix en permanence. Il a la faculté du libre arbitre, ce qui prouve bien que le karma ne peut être une fatalité, quelque chose qu’il doit subir totalement. Nous verrons dans un prochain ouvrage que le libre arbitre et la conscience augmentent à mesure que l’âme progresse.

Les causes les plus fréquentes et celles dont nous devrions déjà tenir compte par la simple observation autour de nous sont les causes existant au sein même de notre vie actuelle. Qu’il y ait des causes antérieures, c’est un fait certain puisque notre vie actuelle est la résultante de nos vies précédentes. La cause que l’on peut trouver dans la vie actuelle est forcément liée à une cause se situant dans la vie antérieure. Elle ne peut jamais être en contradiction avec les causes produites au cours d’incarnations passées. Mais à la limite, peu importe ! On pourra toujours trouver la cause de la cause, on pourra toujours fouiller et chercher la cause première. On remonte jusqu’au péché originel en procédant ainsi.

Ce qui est important, ce qui vaut la peine d’être observé, au cours des réincarnations, ce n’est pas que telle personne ait été banquier plutôt que laboureur, c’est que l’être puisse se sentir bien en lui-même, qu’il puisse s’épanouir, vivre dans l’harmonie et la paix, quels que soient ses amours, quel que soit sa profession. Le plus fondamental pour nous réside dans l’analyse des causes que nous avons produites déjà au cours de notre vie présente, afin de mieux nous comprendre et pouvoir rectifier nos erreurs. Cette analyse nous permettra de mieux percevoir les excès et les disharmonies de notre comportement et par conséquent de supprimer ce fatalisme karmique.

Observer, en fonction des lois cosmiques, notre situation actuelle, nos erreurs de jugement et de conduite est plus essentiel encore que rechercher les diverses causes dans nos vies passées. Cette introspection, conjuguée à notre volonté d’harmoniser la vie, nous évitera d’être constamment en contradiction avec les lois naturelles. Car à chaque fois que nous allons à l’encontre de ces lois naturelles, nous nous trouvons fatalement avec des chocs en retour, avec des réactions, avec - entre autres - cette loi de compensation qui fait que, lorsqu’on va trop à l’extrême dans un certain sens, on va ensuite à l’extrême dans un autre. Tant que nous en restons là, tant que nous ne cherchons pas à élever notre niveau de conscience, nous ne faisons que subir la vie. Nous sommes les esclaves de notre karma et nous n’avons rien maîtrisé du tout. »

 

QUESTION : « Vous parliez tout à l’heure de la tendance qu’a l’homme à vouloir justifier ce qui lui arrive en cherchant les causes de ses malheurs dans les vies antérieures. Nous avons un besoin presque viscéral de connaître le pourquoi des choses et des événements. La seule connaissance des causes nous rassure déjà beaucoup, même si à la limite nous n’agissons pas dessus ! »

REPONSE : « Le désir de connaître les causes des événements est une pulsion presque vitale. L’homme veut comprendre ce qui lui arrive, non pas pour une quelconque raison morale, mais parce qu’il cherche à résoudre les problèmes, à maîtriser les choses à un haut niveau. C’est là toute sa noblesse, c’est là toute sa valeur. L’homme sait, consciemment ou inconsciemment, que la loi de causalité agit en permanence. Il sait qu’il existe bel et bien des causes à tout événement, même si, par moments, il ne veut pas le reconnaître, s’il fait semblant de ne pas y croire, s’il feint de penser que les choses se produisent sans raison.

Ignorer pourquoi nous nous trouvons, par exemple, dans telle ou telle situation est pour nous particulièrement stressant et affolant. De même, l’enfant qui est puni sans raison est complètement traumatisé. Lorsqu’il sait pourquoi il est puni, il a la possibilité de rectifier son comportement pour ne pas encourir de punition la prochaine fois. Et même s’il n’adopte pas cette tactique, le fait de connaître la cause de sa punition représente du concret, du solide, de la terre ferme. Par contre, si les choses se produisent sans raison dans sa vie, il est entièrement déstabilisé, perturbé. Il se dit : « si je fais ceci, je risque de recevoir un coup, si je fais cela, je risque de recevoir un coup ».

Il a pour ainsi dire une épée de Damoclès qui plane au-dessus de sa tête. Et le coup peut tomber à tout moment, il ne sait ni quand ni comment.
Risquer de subir quelque épreuve sans pouvoir y faire face constitue, à juste titre, une des plus grandes peurs de l’homme. L’être est complètement désorienté. Il se retrouve dans l’incertitude totale, dans le néant. Tout est possible, il n’y a plus aucune loi.

Et si l’homme a l’impression qu’aucune loi n’existe plus, cela veut dire que lui aussi est totalement incohérent, qu’il n’est plus lui-même, et que Dieu n’est plus là. Car à travers la loi, c’est Dieu qui est visé. Les lois cosmiques émanent de Dieu. Elles sont les manifestations de Dieu dans notre univers. Elles représentent ce qui est perceptible pour l’homme juste avant Dieu. Par elles, nous pouvons atteindre une parcelle du divin.

Si subitement l’homme a le sentiment qu’il n’y a plus de lois, il se trouve devant l’anarchie et le chaos. Et dans le chaos l’homme ne peut plus vivre. Il est détruit complètement. La vie elle-même est organisation, elle s’édifie, elle se construit, elle évolue, elle progresse. Si tout à coup cette vie est soumise au chaos, elle est détruite dans l’oeuf, elle est anéantie au plus profond d’elle-même. »

 

QUESTION : « A propos des causes à l’origine de notre karma, je voudrais faire cette remarque : non seulement nos pensées et nos actes déterminent les circonstances de notre vie, mais des influences extérieures, parfois très importantes, entrent aussi en jeu. Dès lors, nous ne saurions être tenus pour responsables de la totalité de notre karma, puisque ces influences extérieures nous échappent. »

REPONSE : « La question que vous soulevez là est très intéressante.

On peut, grosso modo, distinguer trois séries de causes régissant notre karma :

- Certaines causes relèvent directement de notre vie actuelle, de notre incarnation présente. Elles sont dues à nos actes, à nos pensées, à notre comportement.

- Certaines causes se rattachent aux comportements, aux actions, aux pensées que nous avons pu avoir dans des incarnations passées, et elles se répercutent dans notre vie actuelle.

- Certaines causes, elles, sont dues effectivement à des influences extérieures à l’être. Ces influences extérieures se produisent à cause de l’interférence des âmes avec d’autres âmes, d’autres entités, d’autres corps, quels qu’ils soient (corps astraux ou corps terrestres). Mais lorsqu’on analyse bien les choses, on peut se rendre compte que ces causes extérieures à l’être sont toujours étroitement liées à l’état de son âme et à son évolution.

Quelles que soient les causes extérieures qui agissent sur un individu - causes astrologiques ou causes provoquées par l’action d’autres entités, d’autres êtres - les conséquences qui vont en découler pour l’être dépendront toujours de la façon dont son âme va gérer ces causes extérieures.

Imaginons le cas de deux êtres soumis à la même influence planétaire (influence astrologique des corps astraux, des planètes de notre système solaire). Ils ne vont pas réagir de la même manière. L’un intégrera cette influence sans difficulté, l’autre par contre ne la supportera pas ou en sera très perturbé. Il en est de même pour des influences exercées non par des planètes mais par d’autres âmes, par leurs actions, par leurs pensées, par leurs paroles, par les formes astrales qu’elles émettent. Même si les facteurs extérieurs jouent un rôle, c’est avant tout l’évolution de l’âme, sa capacité à gérer et à maîtriser les diverses influences venant de l’extérieur, qui déterminera son destin et son futur karma. »

 

QUESTION : « Que penser des êtres qui naissent handicapés physiques ou mentaux, affligés d’un lourd karma ? Quel genre de causes intervient dans ces cas si douloureux ? »

REPONSE : « Lorsqu’un être naît avec une difformité, un handicap, une débilité, bien sûr on ne peut incriminer des causes se rapportant à la vie actuelle, puisque cette vie n’a pas encore commencé, la conscience même de l’être n’est pas active. On retrouvera forcément des causes imputables à l’état vibratoire de l’âme avant la naissance, dans des vies antérieures.

Il ne faut pas s’imaginer cependant que si l’être se réincarne dans un corps débile, cela voudra dire obligatoirement que cette âme a des choses à expier. Lorsqu’un alpiniste chevronné cherche à gravir le Mont Everest, il peut très bien, malgré tout son savoir-faire, déraper et se tuer. Il y a des accidents. Si l’âme se confronte ou est confrontée à des influences particulièrement puissantes, si elle est obligée de combattre ces influences ou si, par son libre arbitre, elle a décidé de s’attacher à un combat particulièrement dur pour influencer et améliorer l’humanité, fatalement elle prend de gros risques. Il est possible alors, tout au moins en ce qui concerne son incarnation, qu’elle « manque son objectif ». Cette âme pourra être mal incarnée. »

 

QUESTION : « A ce moment-là, elle aboutit à l’inverse de son objectif, car en s’incarnant dans un corps si déficient, elle ne pourra pas entreprendre grand chose. Il y a là un paradoxe. »

REPONSE : « L’âme, en quelque sorte, a surestimé ses forces. Cela prouve qu’elle n’est pas encore assez évoluée, assez forte. La vie même parfois « rate son coup » si je puis dire. Sans même considérer le monde humain, regardons simplement les espèces animales au cours de l’évolution. Certaines ont échoué dans leur tentative de survie : elles n’ont pas pu réellement s’adapter au milieu ambiant, le dominer. Ces espèces ont fini par disparaître. D’autres, par contre, s’étant adaptées, ayant réussi à maîtriser leur environnement, ont survécu et se sont développées. Remarquons à l’occasion que les animaux aussi ont cette recherche d’adaptation et de maîtrise du milieu. Il y a parfois des erreurs. L’âme, elle même, comme tout ce qui vit dans l’univers, fait des essais et parfois ces essais sont lourds de conséquences. A ce moment-là, l’âme échoue sur le plan matériel : elle peut très bien ne pas s’incarner dans un corps vital. Un déphasage se produit. Elle a voulu trop en faire en quelque sorte et elle s’est affaiblie. Il y a bien au sein même de la vie une recherche de construction, d’optimisation, mais l’optimisation ne survient pas à chaque fois. »

 

QUESTION : « Par quel processus l’âme qui a surestimé ses forces peut-elle s’incarner dans un corps débile ? Comment cela se passe-t-il concrètement si j’ose dire ? »

REPONSE : « Dans une vie précédente, l’âme s’est peut-être attachée à une tâche au-dessus de ses moyens. L’être dans lequel elle s’était incarnée alors a pu éprouver des craintes redoutables, subir des épreuves très dures, mourir dans des souffrances atroces, sous la torture par exemple. L’âme est donc littéralement traumatisée, perturbée, meurtrie au plus profond d’elle-même. Elle est déséquilibrée au plus haut point, temporairement peut-être, mais il n’empêche qu’elle a été marquée profondément et que pendant plusieurs incarnations, elle peut être dans l’incapacité totale d’aimer la vie. Elle ira donc plutôt vers un corps de mort que vers un corps de vie, car s’incarner dans un corps débile, c’est s’incarner dans la mort.

Comme cette âme a vécu la mort, la tristesse, l’angoisse, le stress à un haut niveau, elle va s’incarner dans un corps déficient, car elle est habituée à ces vibrations négatives. En vertu de la loi d’affinité, elle est « attirée » par ce type de vibrations - non parce qu’elle juge que cet état vibratoire lui a été profitable, au contraire elle a souffert terriblement - mais par simple habitude, parce qu’elle connaît bien cet état vibratoire.

J’ouvre ici une parenthèse. Cette loi d’affinité, d’attirance, est parfois appelée loi d’amour. Je préfère, quant à moi, utiliser le terme affinité, car l’amour véritable est l’amour harmonieux, l’amour caractérisé par la conscience. Or l’amour qui est évoqué dans l’exemple ci-dessus, c’est l’amour astral, l’amour aveugle, l’amour purement matériel. Ce type d’amour peut se transformer facilement en haine. L’amour et la haine sur terre proviennent de l’amour astral : ce genre d’amour peut attirer un amour semblable et, s’il se change en haine, repousser avec autant de force ce qu’il avait attiré.

Pour s’incarner dans un corps valide, l’âme ne doit pas avoir de déséquilibre, elle doit être suffisamment forte. Un corps débile peut abriter une âme bienveillante, qui ne cherche nullement à nuire, mais si cette âme est meurtrie et blessée, si elle manque de vigueur, elle ne pourra pas s’incarner efficacement dans un corps. »

 

QUESTION : « Pour quelles raisons ? »

REPONSE : « Quand les âmes cherchent à s’incarner, une sorte de lutte s’engage pour trouver les corps les plus sains, les plus aptes à la vie. Le processus est assimilable à la quête de la nourriture chez les animaux: ce sont les plus forts qui se taillent les belles parts et qui mangent. Les faibles ne pourront récupérer que quelques petits restes. L’âme, quand elle se réincarne, se trouve dans cette situation.

Evidemment plus l’âme est évoluée, plus elle disposera d’une conscience élargie et d’une grande connaissance des choses : elle évitera donc de se trouver dans un état d’incohérence, de faiblesse, de perturbation, afin de ne pas se diriger vers un corps débile, à moins qu’elle n’ait fait volontairement un tel choix dans une optique précise. »

 

QUESTION : « Certains réincarnationnistes n’attribuent pas obligatoirement les causes de nos maladies à des actes ou à des pensées négatives que nous aurions eus dans cette vie ou dans des vies antérieures. Selon eux, nos maladies, nos troubles, nos problèmes de santé sont parfois de simples accidents. Partagez-vous cette opinion ? »

REPONSE : « Ce point de vue ne me semble pas très cohérent. L’homme subirait des circonstances, en l’occurrence des maladies, sans qu’il n’en ait engendré les causes, d’une manière ou d’une autre, donc sans que le karma n’intervienne. Ces réincarnationnistes en arrivent à cette conclusion, je pense, parce qu’ils n’envisagent qu’une seule forme de karma : le karma moral. Ils en viennent donc à penser que des maladies, des événements peuvent se produire dans la vie, sans rapport avec le karma. Comme d’après eux il n’y a pas de cause karmique, ils ne savent plus comment interpréter la chose. Ils se contentent de dire : « Telle personne a eu une jambe cassée, coupée... C’est un accident. Celui qui a provoqué cet accident en paiera les conséquences. Telle personne souffre d’un ulcère à l’estomac : cela est dû aux agressions de son entourage ! »

Je ne partage pas cette opinion. La loi de causalité s’applique en permanence. Pour cette raison, tous les événements de la vie humaine sont karmiques. Un grand nombre d’entre eux sont dus à la loi d’action-réaction entre l’évolution de l’âme et les lois morales. Cet aspect de la loi karmique fait partie du karma que j’appellerai le « karma moral ou vertical ».

Il existe cependant un autre aspect du karma que je désignerai cette fois-ci sous le nom de « karma horizontal » et qui est lié à l’action de l’âme par rapport aux lois de la nature, par rapport au monde environnant. Selon son évolution, en effet, l’âme maîtrise plus ou moins bien son environnement. Par conséquent si elle n’a pas assez de force, pas assez de maîtrise, elle ne parviendra pas à s’introduire dans un corps physique qui l’épanouisse, elle ne réussira pas à être guidée correctement vers les événements, les choses, les êtres, qui puissent lui éviter des troubles.

L’âme est encore imparfaite. Même si elle ne fait pas de mal, son incompétence et son manque de conscience l’empêcheront d’être attirée vers un chemin agréable. L’être peut très bien subir des accidents ou des circonstances négatives sans pour autant avoir commis de méfaits contre les autres. Il n’aura pas agi contre autrui mais on peut dire qu’il aura agi contre lui-même, puisque, faute de conscience, faute d’évolution, il n’aura pas été en mesure de contrôler correctement sa vie.

N’ayant pas de véritable contact avec les forces cosmiques, l’être ne peut pas être guidé comme il le faudrait : il fera, par exemple, un geste malheureux qui va lui provoquer un accident. La cause est donc bien présente et liée à son karma. La situation négative que l’être est en train de vivre est une sorte de choc en retour, mais ce choc en retour n’est pas dû à la confrontation entre la morale et les croyances de l’être, mais entre les lois cosmiques et l’état imparfait de son âme. C’est un choc en retour horizontal.

L’âme n’ayant pas une suffisante compréhension, une suffisante maîtrise de ces lois cosmiques, n’a pu, à cause de son manque d’évolution et de conscience, éviter un chemin malheureux qui l’a conduite vers un accident. »

 

QUESTION : « C’est donc l’imperfection de notre âme, sa faiblesse, en quelque sorte, qui nous conduit vers des écueils, vers des circonstances dramatiques ? »

REPONSE : « Comme nous venons de le voir, l’âme peut subir des épreuves du fait de son imperfection. Elle n’est pas assez évoluée pour agir dans le monde matériel sans rencontrer de difficultés. De plus, une âme bienveillante, une âme qui n’a donc pas de mauvaises intentions à l’égard d’autrui, peut également souffrir et connaître des malheurs tout simplement parce qu’elle est perturbée par des conflits intérieurs engendrés par une morale destructrice.

A chaque fois qu’un accident se produit, on a tendance à dire qu’il a été provoqué par une « faute karmique ». Il faut bien comprendre que ces
« fautes karmiques » sont liées à des conflits. Si aucun antagonisme n’était présent dans l’âme elle-même, dans le mental, aucune répercussion négative n’aurait lieu sur le plan matériel. C’est pour cela que les êtres qui se comportent un peu comme les animaux n’ont pas de conflit intérieur. Certains s’adonnent à des actes destructeurs, mais ils le font sans se poser de questions, un peu comme de braves bêtes. Ce genre de personnes aura beaucoup moins de chocs en retour que d’autres êtres bien moins féroces mais en proie à des conflits intérieurs.

L’être qui se pose des questions sans les résoudre est fragilisé et il se trouve forcément dans un état d’incohérence mentale. Sans ligne de conduite déterminée, sans philosophie précise, sans croyances suffisamment fortes, il sera perpétuellement en train d’hésiter, de douter et il en souffrira. Cela explique que tant de gens soient malheureux et souffrent à notre époque, alors que la médecine et la science permettent une bien meilleure qualité de vie que par le passé. Les gens souffrent parce qu’ils n’ont plus de croyances solides, plus de philosophie de vie cohérente.

L’homme a besoin, au niveau psychique et donc au niveau de son âme, d’une cohésion mentale. C’est ainsi que l’âme est forte, et elle détient cette force dès l’instant où une structure cohérente existe en elle. Si la personne a des croyances contradictoires ou si elle ne croit plus en rien, elle ne sait plus où elle en est, elle ne sait plus ce qui est vrai, ce qui est faux, elle est complètement déstabilisée, et son âme est dans un état d’anarchie.

Le nombre important de cancers à notre époque est lié à cet état mental d’anarchie où sont plongés beaucoup de nos contemporains. Ils n’ont plus de croyances correctes. Il vaudrait mieux, à la limite, pour ce qui est de la santé, et uniquement dans ce domaine, avoir une bonne croyance fanatique. Dès lors, la personne est bien dynamique, son âme est forte, la santé revient chez elle, et des miracles s’accomplissent. S’il y a des conflits intérieurs, la vitalité diminue, la santé s’étiole.

Cela dit, il ne faut pas non plus s’imaginer qu’en ayant des conceptions fanatiques, on va pouvoir trouver une solution à tous les obstacles karmiques, quels qu’ils soient. Bien entendu, on va faire disparaître un certain nombre de troubles de santé, mais les problèmes imputables aux conflits avec d’autres âmes ou avec les lois cosmiques demeureront.

Quand quelqu’un se comporte d’une manière fanatique, il va forcément gêner les autres. Cet être jouira d’une bonne santé, d’une forme physique et morale étonnante. Il se sentira fort comme le vrai guerrier, comme le vrai prédateur. Mais ce prédateur va obligatoirement se trouver en conflit, du fait des lois cosmiques, avec d’autres prédateurs. Dès cet instant, la loi de la jungle, la loi du plus fort, va s’appliquer : il y aura évidemment un gagnant et un perdant. Et le perdant subira les conséquences de sa défaite. C’est ainsi que les choses se sont déroulées pour Hitler et pour d’autres prédateurs. »

 

QUESTION: « On dit qu’il faut se battre même quand une maladie est dite incurable. Pourquoi ? »

REPONSE : « Il est fondamental que l’être humain cultive la patience, la constance et le courage en particulier. Le courage, avec l’opiniâtreté, est caractéristique de la propension de l’âme à conserver son identité et à lutter. Car c’est dans cette lutte que l’âme peut se renforcer. Même si la maladie est grave, l’âme met ainsi tous les atouts de son côté pour en triompher. La médecine fait l’expérience tous les jours de guérisons inespérées : des cas qu’elle jugeait incurables ont été guéris tout simplement par la volonté de l’être de lutter et de vaincre la maladie. Et même si l’âme ne peut pas vraiment triompher de la maladie, elle se sera exercée à affronter la matière. Elle aura donc recherché en quelque sorte à agir dans la matière pour la modifier, et cet exercice d’action dans la matière lui donnera d’autant plus de force pour ses incarnations suivantes. L’âme développera aussi sa vigueur, bien sûr, au cours de sa vie présente.

Un être qui se laisse aller se démotive, il se résigne et affaiblit ainsi son âme et son corps. En agissant de cette manière, il ne pousse pas son âme à s’exercer. Il ne l’incite pas à influencer, à maîtriser la matière et manque en quelque sorte à sa mission. Car le but de l’âme est d’harmoniser le monde matériel. »



QUESTION : « Que devons-nous faire pour avoir toutes les chances de jouir d’une bonne santé dans nos incarnations à venir ? »

REPONSE : « En observant des règles simples d’hygiène physique et mentale, nous pouvons déjà améliorer notre état de santé dans notre vie actuelle. De plus, en entraînant notre esprit à contrôler notre corps, nous acquerrons des habitudes salutaires pour nos vies futures. Ainsi, que nous soyons en bonne santé ou que nous ayons une santé déficiente, les efforts que nous ferons pour augmenter notre capital de santé seront fructueux à la fois pour notre existence actuelle et pour celles à venir.

Evitons tout d’abord de malmener notre corps par toutes sortes d’excès ou de carences. Une nourriture équilibrée, une hydratation correcte (1 litre - 1 litre et demi d’eau par jour), un sommeil suffisant, adapté aux besoins de chacun, un minimum d’exercice physique sont les bases mêmes de notre santé. N’oublions pas non plus l’importance capitale de la respiration. Si nous arrêtons de respirer, nous mourons au bout de quelques minutes. Une respiration correctement effectuée restaure nos forces physiques et nerveuses, stimule toutes nos fonctions vitales et nous apporte une meilleure maîtrise de notre corps et de notre esprit. Vous trouverez dans « L’Essentiel à savoir pour vivre heureux et réussir » toutes les indications utiles sur la respiration et sur la manière de bien vivre et de réussir.

Efforcez-vous de vous rythmer. Votre vie est réglée par l’alternance du jour et de la nuit, de la veille et du sommeil ; ce sont des rythmes qu’il faut suivre. Tâchez de manger, de vous coucher, à heure régulière. Ne changez pas de rythme en permanence : c’est ce changement qui provoque des déséquilibres nerveux et des maladies dans le monde.

Sachez aussi quels sont vos besoins, vos limites, vos capacités, afin de ne pas vous fixer de buts inaccessibles et de bien orienter votre vie. Vivez le plus possible de manière harmonieuse avec vous-même et avec votre entourage. Recherchez la compagnie de gens équilibrés et optimistes. Cultivez l’effort, le courage, la persévérance, la patience. Ces qualités viennent à bout des difficultés les plus grandes et fortifient les ressorts du psychisme. Organisez-vous : l’organisation vous permettra de posséder une structure mentale cohérente et vous facilitera la vie. Avoir une cohésion mentale est en effet primordial pour développer sa force psychique et son pouvoir d’action.

Les conflits psychiques perpétuels déséquilibrent au plus haut point. L’hésitation, le doute, nous empêchent d’agir correctement, divisent notre esprit et affaiblissent notre âme. Si notre structure mentale n’est pas cohérente, notre âme risque de ne pas pouvoir s’incarner dans un corps suffisamment vital.

Des pensées saines et harmonieuses permettront à votre esprit de produire des vibrations positives. Un esprit résolu, cohérent et confiant dans la vie, est un des meilleurs atouts pour se construire une bonne santé. »

 

Karma et réincarnation

Le livre
Karma et réincarnation
de Philippe Morando

La connaissance correcte du mécanisme karmique vous aidera à mieux comprendre les événements de votre vie et leur apparente absurdité. Vivant et passionnant !

 
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