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  Madame A. (26)  
   


Le site EPM Editions a été créé dans le but de promouvoir, diffuser et développer l’enseignement de Philippe Morando.

Vous trouverez, sur ce site, l’intégralité de ses œuvres : livres, CD, DVD, cours de formation, séminaires.

 

 

Ses livres traitent de connaissances fondamentales sur le bien-être, l’épanouissement, la réussite aussi bien matérielle que spirituelle.

 

 

Ses CD de relaxation sont très appréciés pour la qualité de la voix, l’efficacité des suggestions induisant calme, confiance en soi, dynamisme vital et sérénité. D’autres CD et DVD permettent de suivre l’enseignement de Philippe Morando (cours et séminaires) par une simple lecture audio ou vidéo. Ce qui caractérise son œuvre, c’est son universalité, sa capacité à faire comprendre simplement les grandes lois de la vie.

En même temps qu'il apporte des connaissances pratiques, son enseignement a pour but de donner à chacun les moyens d’élever sa conscience, d'augmenter son sens critique, sa faculté de choix et de discernement, son autonomie et son ouverture d'esprit. Il développe ainsi en lui les qualités indispensables pour se maintenir à l'écart de tout sectarisme, de tout fanatisme, quel qu'il soit.

Cet enseignement concerne non seulement une démarche individuelle de travail sur soi mais aussi une démarche globale au niveau de la société. Philippe Morando a créé en 2011 l’ADRC, « Association pour la défense et le respect des citoyens ». Dans son livre "Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté", il préconise certaines initiatives sur le plan collectif et politique visant à améliorer la qualité de la vie pour tous.


Vous trouverez aussi bien sur le site d’EPM Editions que sur son blog www.philippe-morando.com ainsi que sur le site de l’ADRC www.adrc.odavia.com, les remarques et les conseils que Philippe Morando donne régulièrement dans la rubrique « Entretiens avec Philippe Morando »

 
 
ENTRETIENS AVEC PHILIPPE MORANDO

 

Entretien du 30 mars 2013 : " La qualité de la vie n'aurait-elle pas droit à un Ministère ? "

- Question d’un lecteur
Vous signalez les nombreux abus de pouvoir, les passe-droits et les injustices flagrantes qui se multiplient dans notre société. Vous montrez bien dans votre livre « Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté », la priorité que l’on devrait donner à une action en amont, qui consisterait à former les citoyens et les enfants à la conscience.

Je partage votre analyse et votre idée, de mettre l’accent sur une formation depuis le plus jeune âge, aux principes de fonctionnement du mental et aux connaissances scientifiques de base reconnues par tous. Vous en parlez dans votre entretien du 23 mars 2013 « Pour une morale laïque efficace et plus humaine ». Votre cours de formation à la conscience active est une belle démonstration, un beau prototype de ce que peut être cette formation citoyenne à la conscience. En attendant que nos gouvernants suivent vos conseils, n’y aurait-il pas des actions à mener pour améliorer la qualité de la vie dans notre société ?

- Réponse de Philippe Morando

Vous avez en effet constaté, que la multiplicité des abus de pouvoir, des passe-droits et des actions égoïstes créent de plus en plus une dégradation de la qualité de la vie. L’association que j'ai fondée, l'ADRC,  peut jouer un rôle initiateur dans le développement du niveau de conscience des citoyens. Nous progressons malgré nos faibles moyens.

En proposant des solutions à la crise, l’ADRC apporte sa contribution à la construction d’un monde meilleur, où la qualité de la vie est au centre des préoccupations. A ce sujet, il est très regrettable de constater qu’un Ministère de la Qualité de la vie, créé le 27 mai 1974, a été supprimé en faveur d’un Ministère de l’Environnement le 21 mai 1981, puis d’un Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement le 14 novembre 2010 et pour finir a été remplacé par un Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie le 21 juin 2012.

Un Ministère de l’Ecologie est bien évidemment indispensable dans notre société. Par contre, je m’indigne de voir que la Qualité de la vie ne soit plus au centre de nos préoccupations, puisque le Ministère de la Qualité a tout bonnement été supprimé en 1981. La qualité de la vie devrait pourtant être notre préoccupation numéro une et tous les autres Ministères devraient dépendre de ce Ministère de la Qualité de la vie.
Ce Ministère aurait pour mission de promouvoir toute action constructive, favorisant la qualité de la vie à tous les niveaux de la société. Il disposerait de commissions de spécialistes et de citoyens usagers, afin de mettre en place un système de lois plus justes. Par exemple : une mère infanticide récidive en tuant 2 autres de ses nouveaux nés, quelle est la meilleure attitude à adopter par la Justice face à ce type de problème ? Plutôt que de mettre en prison cette mère, il serait bien plus salutaire et bénéfique pour elle et pour la société, que l’on procède à une ligature des trompes pour la rendre stérile, en lui faisant suivre parallèlement une thérapie. En effet, la Justice ne devrait plus être punitive mais réparatrice.

La Justice a progressé, certes, mais nous sommes malgré tout toujours influencés par la loi du talion. Plutôt qu’une punition, il serait préférable de mettre en place systématiquement des travaux d’utilité publique et de réparation, au service de l’Etat et des victimes. Et ne priver de liberté, que ceux dont on sait qu’ils peuvent être physiquement nuisibles à la société.

Voici quelques idées, qui, si elles étaient appliquées, transformeraient puissamment notre société. Indépendamment de nombreuses économies financières, cette nouvelle conception du système judiciaire rendrait les citoyens plus pacifiques, constructifs et responsables. Il y aurait beaucoup moins de gâchis, en temps, en énergie et en moyens financiers. Il n’y aurait plus ces mélanges malsains de détenus par promiscuité. Il n’y aurait plus cette contagion des nouveaux délinquants par les anciens au sein même des prisons. Une réinsertion par le travail d’intérêt public et par des actes réparateurs vis à vis des victimes permettrait aux délinquants, de changer leur comportement destructeur en attitude respectueuse.

Ce Ministère de la Qualité de la vie interviendrait auprès du Ministère de la Justice, pour faire évoluer les lois et les comportements. Il se devrait aussi d’avoir une section de détection des abus, des passe-droits et des gaspillages. Il agirait également pour faire évoluer la qualité des produits de consommation, par des contrôles de qualité réguliers et la mise en place de labels de qualité fiables, qui ne puissent être influencés par aucun lobby.

Ce Ministère aurait aussi pour mission de réfléchir sur les valeurs fondamentales qui apportent une véritable qualité de vie aux citoyens. Vous trouverez des éléments très utiles à ce sujet dans mon livre : "Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté" et dans mon "Cours de formation à la conscience active.


Entretien du 23 mars 2013 : " Pour une morale laïque efficace et plus humaine "

- Question d’un lecteur
Pourriez-vous nous donner plus de précisions concernant le type de morale que vous suggérez d’enseigner dans les écoles ?

- Réponse de Philippe Morando

Dans un entretien précédent, j’ai déjà montré la nécessité de changer la manière d’enseigner la morale à l’école. Les formations de morale qui ont été faites dans le passé n’ont pas diminué la violence et l’immoralité. Bien au contraire, violence et immoralité n’ont fait qu’augmenter. Nous avons formé avant tout des enfants à la tête bien pleine, alors qu’il nous faudrait des citoyens à la tête bien faite. Nous continuons les mêmes erreurs : bourrer la tête de nos enfants ne sert strictement à rien. Nous devrons insister sur l’intégration, la compréhension, la digestion profonde de principes fondamentaux sur le fonctionnement de la vie et du monde, de manière à ce que les enfants comprennent la nécessité pour eux du respect d’eux-mêmes et des autres. Il vaut mieux s’en tenir à quelques notions de base bien comprises et qui restent, plutôt qu’à de très nombreuses notions fastidieuses, que l’on oublie aussitôt transmises.

D’autre part, j’ai souligné aussi précédemment qu’il est urgent de donner à nos enfants une morale d’un type tout nouveau, à raison d’une ou deux heures par semaine. Cette morale reprend les grands principes de respect de soi et des autres. Elle est une application de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Ce qui la distingue de la morale enseignée jusqu’à ce jour dans les écoles, c’est la manière dont ces principes moraux sont transmis aux enfants. En effet, au lieu de transmettre des recommandations sur ce que l’enfant doit faire, cette nouvelle morale cherche à donner envie à l’enfant, d’avoir une attitude constructive et bienveillante. Pour cela, l’enfant sera formé à la relaxation, à la méditation, à la compréhension des grandes lois universelles, qui incitent naturellement à une attitude respectueuse de soi et des autres.

Au lieu de disperser l’attention de l’enfant par une multitude de considérations, d’informations concernant ce qu’il devrait faire, une grande partie de l’enseignement sera consacrée à répéter inlassablement les bases. Il ne faut pas hésiter à ce que l’enfant assimile profondément ces bases par cœur, jusqu’à jongler avec les connaissances de base. Il est certain que si nos enfants avaient une telle formation, nous aurions dès les premières années, et tout particulièrement à la fin du premier cycle en troisième, des élèves citoyens exemplaires, autonomes, responsables, bienveillants, libres, auto-disciplinés, ayant un niveau de conscience évolué. Malheureusement, nos dirigeants, de droite comme de gauche, n’ont pas vraiment agi dans un sens constructif, preuve en est l’aggravation de la violence et des incivilités. Dans l’entretien du 22 février 2013 « Mesures politiques inefficaces », j’explique ce qui me semble être à l’origine de la crise de notre société.

Vous trouverez des éléments très utiles à ce sujet dans mon livre : "Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté" et dans mon cours : "Cours de formation à la conscience active.


Entretien du 2 mars 2013 : " Django Unchained " - rapport bourreau/victime

- Question d’un lecteur
Je viens de voir le film de Quentin Tarantino « Django Unchained ». Ce film m’a bouleversé et impressionné. Il nous fait revivre avec grande intensité toute l’horreur de l’esclavage des noirs aux Etats-Unis d’Amérique. Ce film m’a fait beaucoup réfléchir. J’ai notamment été frappé par l’attitude du vieux serviteur noir, dont la cruauté extrême envers son propre peuple, me fait penser au comportement des kapos dans les camps de concentration nazis. Que pensez-vous de cette aberration ?

- Réponse de Philippe Morando

« Django Unchained Â» est en effet un très grand film qui fait réfléchir. Il nous rappelle bien sûr combien l’esclavage est cruel et monstrueux. En regardant ce film, je me suis demandé comment des êtres humains comme vous et moi, apparemment pacifiques, civilisés, respectueux des lois, ayant une belle vie de famille, peuvent agir avec tant de cruauté, sous prétexte d’une croyance en la supériorité d’une race, d’une idéologie politique ou d’une religion par rapport à une autre. L’histoire de l’humanité est remplie d’épisodes ou certains êtres humains dominent et asservissent les autres. Comment un être humain, en apparence bien sous tous rapports, peut-il accepter de faire souffrir d’autres êtres humains avec autant de cruauté et trouver cela normal ?

Quand j’observe la tendance assez fréquente des êtres humains à se jalouser les uns les autres, à s’affronter pour des raisons parfois sordides, à soutenir aveuglément leur camp, leur famille, leurs intérêts, au point de nuire à d’autres êtres innocents ; quand j’observe cette facilité pour beaucoup, à abuser de leurs pouvoirs, à vivre dans le copinage, dans le passe-droit, dans la défense systématique de leurs privilèges, tout ceci en temps de paix, cela laisse présager la manière terrifiante dont ils agiraient en période de crise importante ou de guerre. Sans les institutions, sans l’Etat de Droit, sans une justice, sans policiers, comment se comporteraient-ils ? Selon le dicton « qui vole un œuf vole un bœuf », il y a tout lieu de craindre que leurs actions seraient encore plus criminelles. C’est pourquoi, je ne considère pas l’attitude de certains comme innocente et bon enfant et sans grande importance. Sans vouloir dramatiser, cette prise de conscience nous incite à une plus grande vigilance. Nous ne pourrons plus prendre toutes ces attitudes injustes et malveillantes à la légère.

C’est pourquoi, je pense qu’il est nécessaire de moraliser les relations entre citoyens, déjà en période de paix. Il est en effet inacceptable que nous considérions comme normaux des comportements qui sont le prélude à de grandes violences. Il vaut mieux prévenir que guérir. Comme je le développe dans mon livre "Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté", la racine du mal vient de notre état mental et de notre système de  croyances. Il est donc souhaitable de former, dès le plus jeune âge, des enfants et des citoyens autonomes, responsables, libres, respectueux d’eux-mêmes et des autres.

En poussant l’analyse du film « Django Unchained Â» encore plus loin, nous observons et nous comprenons, que l’équilibre mental de l’être humain est fragile, que chacun est manipulable et capable du meilleur comme du pire. L’étude du psychisme humain nous permet également de comprendre l’attitude du vieux serviteur noir et le processus qui s’instaure entre le bourreau et la victime. Nous réalisons comment la victime peut à son tour devenir bourreau et comment la peur d’être punie peut la pousser à commettre des crimes de plus en plus horribles, pour plaire au bourreau et pour avoir la vie sauve.

Nous retrouvons d’ailleurs le syndrome de Stockholm, dans l’attitude du vieux serviteur noir. Ce syndrome décrit comment les otages victimes, au contact permanent avec leurs ravisseurs, avec leurs bourreaux, ont tendance à développer un attachement, une sorte d’empathie avec eux.
En observant les relations humaines en général, nous pouvons aussi remarquer l’existence d’une polarité bourreau victime entre l’ensemble des êtres humains. Un être humain peut dans certains cas avoir le rôle du bourreau et dans d’autres celui de la victime. Qui ne s’est pas déjà senti victime de l’attitude de certains ? Cela implique l’existence de bourreaux en contrepartie. Malheureusement, nous ne pouvons compter sur le témoignage des bourreaux pour leurs exactions. De toutes manières, tout être humain agissant en bourreau se rassurera de la justesse de son action, en se donnant de multiples bonnes raisons d’avoir agi comme il a agi. Raison de plus pour développer notre  conscience car nous avons tous tendance à rejeter la faute sur les autres et à nous considérer comme victime. Par moments, d’ailleurs, le bourreau peut accuser la victime de l’obliger à la punir. Un bourreau peut très bien dire à sa victime : « si tu avais fait comme je t’ai dit, je n’aurais pas été obligé de te punir... ».

En conséquence, si nous désirons sincèrement un monde de paix où il fera bon vivre, nous devons admettre que cela ne pourra se réaliser, qu’en formant des citoyens autonomes, responsables, suffisamment conscients et libres. A ce propos,  je développe ce que j’entends par conscience dans les ouvrages suivants : "Cours de formation à la conscience active", "Le chemin de la libération", "La liberté retrouvée".


Entretien du 22 février 2013 : " Mesures politiques inefficaces"

- Question d’un lecteur
Pourquoi nos gouvernants, nos députés, de droite comme de gauche, et même nos responsables du rectorat, prennent-ils bien souvent des décisions, qui n’ont quasiment aucune efficacité sur la crise ? Depuis plusieurs décennies, nos politiques font des lois pour diminuer la violence...mais finalement la violence augmente sans cesse ; nos politiques font des lois pour diminuer le chômage...mais finalement le chômage augmente sans cesse ; nos politiques font des lois pour diminuer la pauvreté...mais finalement la pauvreté augmente sans cesse.

- Réponse de Philippe Morando

Tout d’abord, je pense que la grande majorité de nos responsables politiques sont persuadés qu’ils prennent les mesures qui conviennent. Qu’ils soient de droite ou de gauche, ils cherchent sincèrement à satisfaire leurs électeurs car ils se doivent de leur donner au moins l’impression qu’ils font le maximum. Ainsi, ils pourront êtres réélus. Pour cela, ils prennent des décisions, ils font voter des lois, qui sont censées solutionner le problème et plaire à leurs électeurs.

Mais c’est bien souvent sous la pression de la rue, sous la pression des medias, que nos dirigeants agissent. Ils ne font bien souvent que réagir face à des faits, qui ne sont que des symptômes apparents d’un mal être plus profond. Ils interviennent dans l’urgence, en aval, pour colmater provisoirement un problème mais sans agir en amont à la source, pour que ce problème ne se représente plus.

Pour bien comprendre ce qui se passe au niveau de la nation, observons ce qui se passe au sein d’une famille. Est-ce que les parents attendent que leurs enfants deviennent des délinquants, pour se préoccuper du genre d’éducation qu’ils doivent leur donner ? Peut-être que certains parents s’en moquent éperdument mais nous connaissons très bien les conséquences de ce genre de négligence. Est-ce que les parents attendent d’être gravement endettés, pour prendre des mesures et réduire leur train de vie ? Est-ce que les parents favorisent injustement certains enfants par rapport à d’autres, sans créer de sérieux conflits, sans rendre certains enfants malades, sans entrainer une atmosphère d’agressivité quasi permanente à la maison ?

Au niveau familial, chacun comprend très bien qu’il faut un chef éclairé (les parents), et qu’il faut par moments prendre des décisions, qui peuvent frustrer ou contraindre ou qui ne sont pas toujours agréables à suivre. Nous comprenons au niveau de la famille que l’insouciance, le laisser-aller, l’injustice, l’agressivité, le manque de conscience sont nuisibles. Nous comprenons également, que le respect des règles par tous les membres de la famille, sans exceptions, sans passe-droits, sans abus de pouvoir, est fondamental. Toutes ces conditions de fonctionnement sont absolument indispensables, pour avoir une vie de famille agréable, sereine et sécurisante. C’est exactement la même chose au niveau collectif pour la nation et nos gouvernants. Or, nous constatons encore trop souvent beaucoup d’égoïsme, d’injustices, de privilèges, de passe-droits et d’abus de pouvoir qui minent nos gouvernements et notre société. Et nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes car nous avons les gouvernants que nous méritons. C’est nous qui les avons élus et ils sont le reflet de nos propres attitudes dans la vie.

Nous voulons très égoïstement obtenir le maximum d’avantages, sans faire de concessions vis-à-vis des autres. Nous cherchons toujours à tirer la couverture à nous et nos gouvernants font la même chose. Ils ne changent de politique et d’attitude que sous la contrainte, comme nous le faisons au niveau individuel. En ce qui concerne notre santé, par exemple, nous commençons à nous en préoccuper, la plupart du temps, qu’à partir du moment où les conséquences de nos mauvais comportements nous causent de graves troubles de santé. En attendant, nous remettons bien souvent au lendemain nos décisions...quand nous en prenons.

Nos responsables du rectorat pourraient prendre des décisions importantes pour l’éducation de nos enfants. Ils pourraient mettre en place facilement, sans dépenses particulières, une formation d’une heure ou deux par semaine sur la conscience, sur les bases fondamentales, sur les racines du mal qui rongent la société. Or, que font-ils ? Ils donnent à nos enfants une formation avec quelques éléments de morale, une morale que les élèves et même certains parents peuvent facilement contester, critiquer ou ignorer car trop superficielle.

En effet, ce n’est pas tout de dire : « tu ne dois pas voler, tu ne dois pas tricher, tu ne dois pas agresser, etc. ». Tout  le monde sait qu’il y a des lois qui condamnent cela et pourtant certains, de plus en plus nombreux, enfreignent les lois. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas véritablement compris une chose essentielle, c’est que, même sans ces lois, le vol, l’escroquerie, la violence, correspondent à des attitudes mentales et comportementales hautement nuisibles, qui enferment l’individu dans un processus de destruction. Certes, le voleur, l’escroc, l’agresseur nuisent à la victime, nous le savons tous, mais ce que nous avons tendance à ignorer ou à sous-estimer, c’est qu’ils se nuisent également à eux-mêmes. Ils sont entrainés dans un piège qui se referme sur eux. Ils deviennent prisonniers d’un comportement qui attire sur eux de plus en plus d’événements négatifs, qui ruinent leur bien-être quotidien et celui des autres.

Nous pouvons donc constater combien la morale est une discipline délicate et complexe, qui comporte de nombreux écueils sur le plan de son contenu et de sa transmission. Bien que nous ayons des enseignants de grande valeur, ils n’ont pas la formation nécessaire pour transmettre la morale dans de bonnes conditions. En outre, celui qui transmet la morale se doit d’être un bon exemple : avoir une maitrise suffisante de lui-même, une pratique naturelle de la méditation et de la relaxation, et une attitude suffisamment constructive face aux difficultés qui peuvent survenir au contact des enfants. Ainsi, l’enfant tout imprégné des notions fondamentales, pourra avec plaisir agir d’une manière respectueuse.

Pour bien comprendre l’énorme différence entre la morale enseignée jusqu’à ce jour dans les écoles et celle que je préconise, vous pouvez consulter mon "Cours de formation à la conscience active" et mon "Cours d’ATP".


Entretien du 5 février 2013 : " Un monde de plus en plus violent, de plus en plus agressif... "

- Question d’un lecteur
Que pensez vous de ce monde de plus en plus violent et de plus en plus agressif dans lequel nous vivons ? Les conflits se multiplient, la qualité de vie diminue, le nombre de chômeurs et la pauvreté augmentent, la délinquance, les incivilités, les agressions en tous genres, les arnaques, les vols et les piratages s’accroissent sans cesse, les tueries se propagent jusque dans nos écoles, où nos enfants ne sont plus en sécurité. L’avenir apparait de plus en plus sombre et insécurisant. En tant que Présidant de l’ADRC, que préconisez vous pour faire diminuer cette violence et pour construire un monde meilleur ?

- Réponse de Philippe Morando

L’ADRC n’a pas pour but d’imposer quoi que ce soit à quiconque. Elle conseille et prône avant toute chose la non violence et incite chaque citoyen à avoir une attitude responsable, faite d’ouverture d’esprit, de respect de soi et des autres.

Rien de constructif ne peut surgir de la violence, de la contrainte, de l’abus de pouvoir ou de l’exploitation de l’homme par l’homme. Profiter de sa force physique, de sa force politique, de sa force idéologique, pour soumettre les autres, ou les entrainer malgré eux, n’a jamais historiquement apporté la paix ni le bien être. Tous ceux qui ont agi par la contrainte, par la violence, ont eu une vie de souffrance, qui a toujours fini par un choc en retour violent. Quand on a la chance d’avoir la force et le pouvoir de son côté, la sagesse serait d’en profiter pour élever la conscience de l’ensemble des êtres humains, afin qu’une organisation politique nouvelle, faite de respect et de paix, soit le point de rassemblement de tous. Et ceci, quelles que soient l’orientation politique et religieuse de chacun.

Nous oublions trop souvent que nous sommes tous créateurs de notre destinée, par nos pensées, nos paroles et nos actes. Nous sommes tous tellement livrés à nos instincts, à nos automatismes, à nos croyances et à nos programmations mentales, que nous sommes tous très PREVISIBLES. Nous répétons les mêmes scénarios mentaux et comportementaux à longueur de vie. Notre niveau de conscience et de maitrise de soi est si faible, pour l’ensemble d’entre nous, que nous subissons notre état mental et que nous nous soumettons à nos pulsions, même quand nous raisonnons. Nous sommes tous des «malades» de nos égos, de nos habitudes, de nos croyances. Moi même, je suis loin d’avoir suffisamment de conscience, pour vivre sans la moindre souffrance et sans la moindre erreur.

En réfléchissant bien, nous pouvons conclure la chose suivante : nous ne pouvons recevoir de violence que de la part de quelqu’un qui souffre, qui n’a rien compris à son mal être et qui se contente de se purger de sa souffrance sur les autres. Pour les mêmes raisons, vous ne pouvez pas recevoir de violence ou d’agressivité de la part de ceux qui ont suffisamment de conscience et de paix en eux-mêmes. Nous ne pouvons donner que ce que nous avons en nous. De ce fait, si nous sommes remplis de violence, de souffrances, de peurs, d’extrémismes, nous aurons toujours tendance à exporter nos conflits intérieurs sur les autres, par une attitude agressive, revendicative et imprégnée de haine.

Par conséquent, vous comprenez pourquoi j’insiste tant sur une formation à la conscience, à raison d’une heure par semaine, dans toutes nos écoles publiques et privées, de la maternelle à l’université et aux grandes écoles.

Actuellement, nous ne faisons qu’agir en aval, après coup, quand le mal est fait, pour réparer dans l’urgence les conséquences de nos erreurs. Nous multiplions les caméras de vidéo surveillance, nous créons de plus en plus de polices privées, nous dépensons des sommes incroyables en systèmes de sécurité et nous mettons en place de plus en plus de policiers pour déjouer les actions de citoyens perturbés. Aux Etats-Unis, les parents d’élèves exigent la présence de policiers dans les écoles.

De la même manière, bien souvent, nous ne faisons qu’agir en aval avec notre propre santé. Nous soulageons notre souffrance en prenant des calmants, sans chercher à soigner la véritable cause de nos souffrances. Cette attitude est typique d’un bas niveau de conscience.

Nous faisons au niveau collectif les mêmes erreurs qu’au niveau individuel. Nous faisons du rafistolage et de la politique à la petite semaine. Nous ne cherchons pas à réparer ni à guérir la source de nos problèmes. Par conséquent, ne nous étonnons pas que nos problèmes persistent et se reproduisent. Il est urgent de comprendre que c’est uniquement en agissant en amont, à la source même du processus, que nous arriverons vraiment à construire un monde meilleur, où nous aurons plaisir à vivre. J’ai développé ces notions de formation à la conscience dans mes livres : "Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté", "Le chemin de la libération", "La liberté retrouvée", "Cours de formation à la conscience active" et "Cours d’ATP".


Entretien du 25 janvier 2013 : " Abus de pouvoir : arrestation d'une fillette de 5 ans par la police (suite)

- Question d’un lecteur
Suite à l’arrestation de la fillette de 5 ans par la police, trouvez vous normal qu’il n’y ait eu aucune sanction, ni aucun blâme de pris à l’égard du maire de la commune d'Ustaritz. Il est pourtant plus qu’évident qu’il a fait preuve d’un abus de pouvoir. Il s’est contenté de justifier l’arrestation de cet enfant, en invoquant le non paiement d’une dette de 170 euros, malgré de nombreuses relances...

- Réponse de Philippe Morando

En effet, ce que vous dites est très juste. L’arrestation de cette fillette a été désapprouvée par les autorités politiques mais à aucun moment, l’abus de pouvoir n’a été clairement dénoncé. Nous avons entendu différentes interventions, du genre : « c’est un incident » ; « c’est une erreur » ; « c’est dommage pour cet enfant »... En résumé, c’est la faute à pas de chance.

Ce fait divers met en lumière une attitude fréquente de la part des responsables, une attitude pernicieuse, qui consiste à passer régulièrement sous silence de nombreux abus de pouvoir. Une omerta plane chaque fois qu’un responsable administratif du public ou du privé abuse de son pouvoir. Les gens n’osent pas se plaindre, soit par peur de perdre leur place, soit par peur d’être rejetés ou maltraités par une partie de la collectivité. Dans certaines entreprises, certains responsables, forts de leurs appuis, se sentant soutenus par leur clan, se permettent d’avoir des comportements fondamentalement injustes, qui lèsent des citoyens innocents et respectueux des autres. Cette omerta, cette règle du silence face aux abus de pouvoir, face aux privilèges de clan et au copinage, en temps de paix, est significative. Elle en dit long et permet de mieux comprendre la puissante omerta qui peut exister en période de guerre et les ravages qu’elle peut entrainer. L’histoire est malheureusement remplie d’événements cruels et injustes, comme les rafles et les génocides, qui sont perpétrés dans l’indifférence générale et sans la moindre réaction face aux abus de pouvoir.

Selon l’adage « qui  vole un Å“uf vole un bÅ“uf », en ne réagissant pas face à de petits abus de pouvoir, nous prenons peu à peu l’habitude d’accepter l’inacceptable. Ainsi, progressivement, nous permettons à ceux qui abusent de leur pouvoir, de prendre une telle confiance en leur invulnérabilité, que leurs abus s’accentuent et finissent par devenir monstrueux dans certains cas. Par notre silence et par notre acceptation, nous leur signons un accord tacite. D’abus de pouvoir en abus de pouvoir, de silence en silence, d’acceptation en acceptation, nous glissons inéluctablement vers des actes de plus en plus odieux et inhumains. La barbarie s’installe. L’histoire le prouve régulièrement. Après une période de calme apparent, les prémisses des conflits et de la guerre sous toutes ses formes se manifestent.

Ce processus cyclique d’alternance entre paix et guerre s’observe, quand on étudie l’histoire. Ce même processus est actif dans le développement des civilisations. Elles naissent, se développent et finissent par mourir. Comme pour toute entité vivante, une phase de régression et de destruction succède à un développement prometteur. Au niveau individuel comme au niveau collectif, un mouvement rythmique entraine inconsciemment toute entité dans ce processus. Plus le niveau de conscience de l’entité s’élève et plus elle échappe à la phase destructrice de ce processus. Notre aveuglement et notre manque de conscience nous entrainent à des comportements laxistes. Nous nous laissons aller à accepter l’inacceptable, à ne pas réagir, à faire l’autruche et à nous reposer sur nos lauriers,  très égoïstement. Cette paresse nous est fatale.

Le développement du niveau de conscience de chaque citoyen est donc capital, si l’on cherche à construire un monde meilleur, où les risques de dérives, de régression, de fanatisme, d’excès et de conflits soient réduits au minimum. Il serait souhaitable que nos dirigeants prennent conscience de la cause profonde de la violence et des conflits et que l’Etat puisse aider chaque citoyen, à cultiver une conscience plus élevée. L’instauration d’une formation à la conscience d’une heure par semaine, de l’école primaire à l’université, me parait indispensable, si nous voulons accéder à une vraie démocratie, plus juste, plus équitable, plus respectueuse. Cette formation à la conscience, à l’ouverture d’esprit est développée dans mes ouvrages : "Le chemin de la libération", "La liberté retrouvée", "Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté", "Cours de formation à la conscience active" et "Cours d’ATP".


Entretien du 14 janvier 2013 :" Abus de pouvoir : arrestation d'une fillette de 5 ans par la police"

- Question d’un lecteur
Que pensez vous de cette action expéditive et inhumaine, qui s’est produite il y a quelques jours : une fillette de 5 ans expulsée de la cantine scolaire et arrêtée par la police, pour un impayé de 170 euros ?

- Réponse de Philippe Morando

Comme le Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, je considère que c’est un acte de violence scandaleux et indigne. Une policière a reçu l’ordre de la mairie d’expulser l’enfant de la cantine et de la conduire chez sa mère. La mère étant absente, la policière a emmené l’enfant au commissariat. Finalement, la policière a ramené l’enfant à l’école dans l’après-midi. La petite fille a été traumatisée par cette arrestation, tout comme les autres enfants de sa classe.

L’association FCPE-64 a jugé totalement injustifiable cette intervention policière. En effet, il existe des méthodes de recouvrement pour les impayés et les mairies ont le pouvoir, par le biais de la trésorerie générale, de faire payer les parents, en proposant des arrangements. Si cela ne suffit pas, les services de recouvrement peuvent faire des saisies sur salaire. Quoi qu’il en soit, déclencher une intervention policière traumatisante pour une malheureuse petite somme de 170 euros, alors que beaucoup de mairies gaspillent bien souvent des sommes colossales pour des projets pas toujours adaptés aux besoins des administrés, est particulièrement scandaleux.

Avoir recours à la police, pour obtenir le paiement d’une dette, constitue un abus de pouvoir. Pourquoi une municipalité ou l’Etat lui-même peut-il se permettre de faire appel à la police pour récupérer une dette, alors qu’un simple commerçant se doit de suivre une procédure judiciaire, pouvant aboutir à un jugement auprès du tribunal ? En cas de confirmation de la dette, un huissier est alors chargé de récupérer les sommes dues. Imaginez que des policiers arrivent chez vous pour vous arrêter, sous prétexte que vous êtes en retard dans vos paiements de factures d’électricité ou de téléphone...vous seriez les premiers scandalisés ou traumatisés, même en tant qu’adultes ! Donc, imaginez l’effet dévastateur psychologiquement sur un enfant de 5 ans ! Malheureusement, ce genre d’abus de pouvoir a tendance à se produire de plus en plus souvent. La compétition économique, la mondialisation, entrainent de plus en plus d’êtres humains à avoir des attitudes agressives, égoïstes, dominatrices. Le copinage, les passe-droits, les abus de pouvoir deviennent un sport collectif.

Le manque de véritable éducation fait que certaines attitudes prédatrices sont considérées par certains comme légitimes et normales. Cela entraine bien-sûr une multiplication des conflits à l’intérieur de la société, aussi bien dans l’entreprise que dans la vie privée. Ces nombreux conflits favorisent le développement de la violence. Une violence qui se manifeste aussi, de plus en plus, chez de jeunes enfants. Certains en arrivent même à utiliser des armes et vont jusqu’au meurtre.

Le but de l'association que j'ai créée, l’ADRC, est justement de dénoncer toutes les injustices et de mettre les gouvernants et les responsables politiques devant leurs responsabilités, afin que les dysfonctionnements (violence, injustice, passe-droits, abus de pouvoir...), puissent être réparés pour le mieux être de chacun.

Des clés sont données dans mon livre "Appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté". Nous sommes choqués devant ce déferlement de violence et, malgré tout, quelque peu blasés. Nous nous sentons impuissants, car toutes les mesures prises par nos gouvernants, qu’ils soient de gauche ou de droite, sont inefficaces. Nos politiciens, trop préoccupés à être élus, s’attachent à satisfaire les citoyens, sous la pression de la rue. Au final, cette pression de la rue les empêche de planifier, d’avoir une vision élargie des problèmes et de prendre des décisions réellement efficaces. Nos gouvernants en sont réduits à faire de la politique à la petite semaine.

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